Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Loviso

Nos ancêtres les Arabes :Civilisation arabo-musulmane au Maghreb et en Espagne(Andalousie)

4 Avril 2010 , Rédigé par Loviso Publié dans #Tunisie-Maghreb

Cet article est la suite de l'aticle précédent  "Nos ancêtres les carthaginois"

kai5

 

 

« La civilisation des Arabes règne depuis des siècles sur l'immense région qui s'étend des rivages de l'Atlantique à la mer des Indes, des plages de la Méditerranée aux sables de l'Afrique intérieure. Les populations qui l'habitent possèdent la même religion, la même langue, les mêmes institutions, les mêmes arts, et firent jadis partie du même empire. » [1] 

 

« À mesure qu'on pénètre dans l'étude de cette civilisation, on voit les faits nouveaux surgir et les horizons s'étendre. On constate bientôt quele Moyen Âge ne connut l'antiquité classique que par Arabes ; que pendant cinq cents ans, les universités de l'Occident vécurent exclusivement de leurs livres, et qu'au triple point de vue matériel, intellectuel et moral, ce sont eux qui ont civilisé l'Europe. Quand on étudie leurs travaux scientifiques et leurs découvertes, on voit qu'aucun peuple n'en produisit d'aussi grands dans un temps aussi court. Lorsqu'on examine leurs arts, on reconnaît qu'ils possédèrent une originalité qui n'a pas été dépassée.
L'action des Arabes, déjà si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient. Aucune race n'y a jamais exercé une influence semblable. Les peuples qui ont jadis régné sur le monde : Assyriens, Perses,Égyptiens, Grecs et Romains ont disparu sous la poussière des siècles, et n'ont laissé que d'informes débris ; leurs religions, leurs langues et leurs arts ne sont plus que des souvenirs
[1] 

 

Par contre pour les arabes, les éléments les plus essentiels de leur civilisation, la religion, la langue et les arts, sont vivants encore, et du Maroc jusqu'à l'Inde, plus d'un milliard d'hommes obéissent aux institutions du prophète.

 

«Avant   Muhammad, l'Arabie se composait de provinces indépendantes et de tribus toujours en guerre ; un siècle après son apparition, l'empire des Arabes s'étendait de l'Inde à l'Espagne, et dans toutes les villes où flottait la bannière du prophète, la civilisation brillait d'un étonnant éclat. C'est qu'en effet l'Islam est une des religions les plus compatibles avec les découvertes de la science, et une des plus aptes en même temps à adoucir les moeurs et à faire pratiquer la charité, la justice et la tolérance.» [1]


 

 

Établissement des Arabes en Afrique

kai50

 

 La conquête arabe de l'Afrique était beaucoup plus difficile que celle de l'Egypte,les Arabes n'ont pu conquérir tout le nord africain qu'après un bon moment  vu la résistances de quelques tribus bèrbères.Neanmoins les Arabes n'ont pas trouvé une résistance féroce de la part des byzantins.

 

« Les Romains et les Byzantins avaient fondé en Afrique des cités importantes ornées de monuments dont on retrouve aujourd'hui les ruines ; mais leur influence était toute locale, et ne s'était pas étendue au-delà des villes. L'Afrique était moins colonisée que conquise.
La résistance des Byzantins aux Arabes fut aussi faible en Afrique qu'elle l'avait été en Égypte, et, sans les Berbères la conquête eût été rapide ; mais la résistance de ces derniers fut si énergique, qu'il ne fallut pas aux Arabes moins de cinq campagnes d'une durée totale de près d'un demi-siècle pour se rendre tout à fait maîtres du nord de ce continent.
»[1] 

 

En 675, les arabes ont  fondé Kairouan, future capitale de l'Afrique arabe,et la capitale des Aghlabides.Le nord Africain fut parti de la grande empire musulmane pendant  les premiers temps,puis il s'est presque séparé de cette empire.Jusqu'à l'invasion des Turcs, au seizième siècle, l'Afrique resta gouvernée par des dynasties berbères.(voir article Nos ancêtres les berbères).

 

« Jusqu'au commencement du neuvième siècle de notre ère , l'Afrique fut gouvernée par des émirs nommés par les khalifes ; mais à partir d'Haroun al-Raschid, la suprématie de ces derniers ne fut plus que nominale. L'Afrique fut désormais gouvernée par de véritables souverains indépendants résidant à Kairouan. De 800 à 909, onze princes arabes de la famille des Aglabites se succédèrent dans cette capitale. L'Afrique jouit d'une grande tranquillité sous leurs règnes, et ils dirigèrent tous leurs efforts vers la fusion des Arabes et des Berbères. Mais les Berbères finirent par renverser leur dynastie, et, reconnaissant comme khalife un prince fatimite d'origine berbère, ils rendirent l'Afrique complètement indépendante du khalifat d'Orient, auquel elle n'était du reste rattachée depuis longtemps que par des liens nominaux[1] 

 

Malgré qu'il a connu le passage de plusieurs civilisations anciennes,le nord africains n'avait pas la splendeurs qu'avaient les autres endroits dans l'empire musulmane comme l'Egypte,l'Irak,l'Espagne.etc.,sauf pendant l'ère des Aghlabides.

 

« La civilisation arabe de l'Afrique n'eut jamais l'éclat de celle de l'Égypte ou de l'Espagne. L'Afrique posséda cependant des villes importantes et quelques monuments remarquables, notamment sous les Aglabites. Ils élevèrent des villes comme Kairouan, Tunis, Fez, ou en transformèrent d'autres qui existaient à peine avant eux, telles que Tlemcen, Alger, Bougie, etc., mais l'éclat de ces cités fut très éphémère. Les rivalités des Berbères, leur peu d'aptitude à la civilisation, l'invasion des Arabes nomades, et enfin l'absence de centres importants, commeBagdad en Orient, le Caire en Égypte, étaient de conditions peu favorables au progrès de la civilisation.»[1] 

 

 

Les Aghlabides : 800-909


kai22

Mosqué Okba,Kairouan

 

La partie orientale du Maghreb, appelée un peu plus tard Ifriqiya (Tunisie, Algérie orientale et Tripolitaine occidentale) , elle connaissait l'essor de successives dynasties prétendant elles aussi à l'indépendance. Tout d'abord, Ibrahim ibn al-Aghlab,chefmilitaire issu des Khorasaniens, dont les nouveaux califes abbassides s'étaient entourés à partir de 750, qui avait été chargé, comme son père avant lui, de rétablir l'ordre dans le Maghreb oriental, alors en pleine agitation, avait obtenu, en 800, du calife Haroun al-Rachid que celui-ci lui concédât l'Emirat de la région de Kairouan à titre héréditaire, moyennant un tribut annuel. Ainsi, fut créée la petite dynastie des Aghlabides, qui régna pendant un siècle et jouit d'une autonomie quasi complète.Elle s'empara, en effet, de la Sicile ainsi que de Malte. Elle reconnaissait, cependant, la suzeraineté du califat abbasside et en conservait sa politique doctrinale fidèle au sunnisme. On doit aux Aghlabides les premiers grands monuments d'architecture islamique de Tunisie, la Grande Mosquée de Kairouan, celle de Sfax, de Sousse, les "ribats" (couvents fortifiés) de Sousse et de Monastir, ainsi que la fondation de leur capitale : Raqqada.[2]

 

Les Fatimides : 909-1171

 

La propagande chiite, qui proclamait que seuls avaient droit au califat les descendants de Fatima, fille du Prophète, et d'Ali, quatrième calife, trouva un terrain favorable dans les tribus berbères du Maghreb les Kutama (en petite Kabylie), qui appuyèrent un réfugié venu d'orient, Ubayd Allah, qui se prétendait être le "Mahdi" annoncé, descendant du septième Imam,les fatimides ont construit une ville qui était leur capitale "Al Mahdia" .[2]

 

Mosquées de Kairouan

kai

                                                          Minarat Mosqué Okba,Kairouan


« Kairouan fut fondée par le célèbre Okba Ibn Naf'i, le conquérant de l'Afrique. Il fit élever dans cette ville, l'an 55 de l'hégire (675 de J.-C.), une grande mosquée qui fut reconstruite à plusieurs reprises, et notamment l'an 205 de l'hégire (820 de J.-C.). Elle est recouverte de coupoles surbaissées et forme un quadrilatère entouré d'un mur d'enceinte, que domine un minaret constitué par une grande tour carrée, très large à la base, et couronnée de trois étages en retrait les uns sur les autres. Cette forme de tour carrée faisant fonction de minaret est très répandue dans toute l'Afrique septentrionale et le fut probablement aussi en Espagne.»  [1] 


Mosquée de Sidi Bou-Médine, près de Tlemcen.

 

« Tlemcen fut autrefois la capitale du Maghreb central. Sa mosquée fut fondée en 739 de l'hégire (1388 de J.-C.). Elle renferme dans ses dépendances une école fondée en 747 de l'hégire, et qui est un des rares monuments de cette sorte existant encore en Afrique. Les sciences et l'histoire y étaient enseignées à l'époque de la splendeur des Arabes.»[1] 


Mosquées du Maroc

 

« Le Maroc possède plusieurs belles mosquées, notamment celles de Muley Edris et d'El-Karoum, à Fez. Cette
dernière, très célèbre encore dans toute cette région de l'Afrique, contient deux cent soixante-dix colonnes, et seize nefs de vingt arcades chacune.

La plupart des mosquées du Maroc sont construites sur le plan des mosquées de l'Afrique septentrionale et ont comme elles desminarets carrés, forme assez rare en Égypte. »[1] 


Les Arabes en Espagne

 

Bien que nous avons rédigé un artcile sur la civilisation arabo-musulmane en Espagne La civilisation arabo-musulmane en Andalousie : splendeur & apport mais nous ajoutons ces lignes tiré du livre "La civilisation des Arabes" de Gustave Le Bon qui vont résumer la situation du peuple andaloue après les conquetes arabes.

 

«Les musulmans envahirent la côte d'Espagne par un point qui fut appelé depuis Gibraltar (Djebel Tarick), du nom de leur chef Tarik Ibn Zied, lieutenant musulman berbère du général arabe Mouza.
Il avait fallu cinquante ans aux Arabes pour s'emparer de l'Afrique berbère, mais il ne leur fallut que quelques mois pour conquérir entièrement l'Espagne.
»[1] 

 

La conquete de l'Espagne fut achevé rapidement,les peuples locaux fut bien traité de la part des nouveaux conquérants qui leur ont  garanti la liberté de croyance.

 

« Les plus grandes villes s'empressaient d'ouvrir leurs portes aux envahisseurs. Des cités comme Cordoue, Malaga, Grenade, Tolède, furent conquises presque sans coup férir. À Tolède, capitale des chrétiens, les Arabes trouvèrent les couronnes de vingt-cinq rois goths. Ils y firent prisonnière la veuve chrétienne du roi Roderik, que le fils de Mouza épousa plus tard.
Les habitants de l'Espagne furent aussi bien traités que l'avaient été ceux de la Syrie et del'Égypte. Les Arabes leur laissèrent leurs biens, leurs églises, leurs lois, le droit d'être jugés par leurs juges, et leur imposèrent seulement un tribut annuel de quelques provisions, plus un dinar d'or  pour chaque noble et un demi-dinar pour chaque serf. Ces conditions paraissant fort douces à la population, elle se soumit sans résistance, et les Arabes n'eurent bientôt plus à lutter que contre l'aristocratie propriétaire du sol.
»[1] 

 

«Un examen attentif de l'histoire des musulmans en Espagne prouve que les Arabes constituèrent l'aristocratie intellectuelle de l'invasion et son élément civilisateur, alors que les Berbères se mélangèrent aux couches moyenne et inférieure de la population. Cette suprématie intellectuelle, les Arabes la conservèrent même à l'époque où les dynasties berbères arrivèrent au pouvoir. »[1] 

 

 

« Sous les rois Visigoths, l'Espagne chrétienne avait été dans une situation peu prospère. Sa culture était celle d'un peuple à demi barbare.Aussitôt que les Arabes eurent terminé leur conquête, leur oeuvre de civilisation commença. En moins d'un siècle, ils avaient défriché les campagnes incultes, peuplé les villes désertes, créé des monuments magnifiques, établi des relations commerciales avec tous les autres peuples.Ils s'étaient ensuite adonnés à la culture des sciences et des lettres, traduisaient les auteurs grecs et latins, et fondaient des universités qui furent pendant longtemps les seuls foyers intellectuels de l'Europe.Ce fut surtout à partir de l'avènement d'Abderraman,c'est-à-dire à partir du jour où l'Espagne se sépara de l'Orient par la proclamation en 756 du khalifat de Cordoue, que la civilisation arabe prit tout son essor. Pendant trois siècles, Cordoue fut certainement la plus éclairée sur toutes les cités de l'ancien monde.À peine monté sur le trône, Abderraman tâcha d'habituer les Arabes à considérer l'Espagne comme leur véritable patrie,il bâtit la célèbre mosquée de Cordoue,l'une des merveilles de l'univers. N'ayant pas à dissiper ses revenus dans des expéditions lointaines,il put les consacrer à améliorer le pays, et ses successeurs tinrent à honneur de suivre cet exemple.Ce qui caractérisa surtout la civilisation des Arabes en Espagne, pendant cette période, ce fut leur goût éclaire pour les arts,les lettres et les sciences.Écoles,bibliothèques,laboratoires se fondent de tous côtés ;les Grecs sont traduits ; les mathématiques,l'astronomie, la physique, la chimie, la médecine sont cultivées avec succès.

et  d'importantes découvertes furent réalisées dans ces diverses sciences.

L'industrie et le commerce furent cultivés avec la même ardeur. Les produits des mines, des manufactures d'armes, de soie, de drap, de maroquin, de sucre, étaient expédiés, dans toute l'Afrique et le Levant, par l'intermédiaire des juifs et des Berbères, principalement adonnés au commerce.
Les aptitudes agricoles des Arabes furent à la hauteur de leurs aptitudes scientifiques et industrielles. Les seuls travaux d'irrigation possédés aujourd'hui par l'Espagne ont été exécutés par eux. Ils introduisirent dans les plaines fertiles de l'Andalousie la canne à sucre, le mûrier, le riz, le cotonnier, le bananier, etc., et, sous leur savante culture, l'Espagne qui fut un immense jardin. .
»[1] 

 

 

« Les Arabes réussirent en quelques siècles à transformer matériellement et intellectuellement l'Espagne, et à la placer à la tête de toutes les nations de l'Europe. Mais la transformation ne fut pas seulement matérielle et intellectuelle, elle fut également morale. Ils apprirent, ou au moins essayèrent d'apprendre aux autres peuples, la plus précieuse des qualités humaines : la tolérance. Leur douceur à l'égard de la population conquise était telle qu'ils avaient permis à ses évêques de tenir des conciles : ceux de Séville en 782 et de Cordoue en 852 peuvent être cités comme exemples. Les nombreuses églises chrétiennes construites sous la domination arabe sont également des preuves du respect avec lequel ils traitaient les cultes placés sous leur loi.
Beaucoup de chrétiens s'étaient convertis à l'Islam, mais ils n'avaient que bien peu d'intérêts à le faire, car les chrétiens vivant sous la domination arabe et nommés pour cette raison Mozarabes étaient traités, de même du reste que les juifs, sur le même pied que les musulmans, et pouvaient comme euxaspirer à toutes les charges de l'État. L'Espagne arabe étant le seul pays de l'Europe où les juifs étaient protégés, ces derniers avaient fini par y devenir très nombreux.
»[1] p. 607-608

 

Les arabes et la science


kai45

« Les sciences figurent parmi les domaines qui ont considérablement retenu l'attention des savants arabo-musulmans. Leurs accomplissements et exploits dans ce domaine ont largement contribué au développement du savoir humain, et bon nombre d'historiens et de chercheurs occidentaux reconnaissent les contributions des savants musulmans et leurs apports dans bien de disciplines, telles que la médecine, l'astronomie, les mathématiques et autres, mettant en évidence le rôle précurseur qu'ils ont joué dans la mise en place des fondements de la science moderne. »[3]

« L'étude des mathématiques fut très répandue chez les Arabes. Ils cultivèrent surtout l'algèbre, et on leur a même attribué l'invention de cette science ; mais ses principes étaient déjà connus depuis longtemps. Les progrès qu'ils lui firent subir la transformèrent d'ailleurs entièrement. C'est à eux, également que sont dues les premières applications de l'algèbre à la géométrie.
Le goût de l'algèbre était si répandu que, sous le règne d'El Mamoun, au commencement du neuvième siècle , ce prince chargea un mathématicien de sa cour, Mahommed ben Musa, de composer un traité d'algèbre populaire. Ce fut dans la traduction de cet ouvrage que les Européens puisèrent plus tard leurs premières notions de cette science.
»[1] 

 

« L'astronomie fut une des premières sciences cultivées à Bagdad. Elle eut pour adeptes, non seulement les Arabes, mais encore leurs successeurs, et notamment Oloug Beg, petit fils de Tamerlan, célèbre par la publication de ses Tables astronomiques et qu'on peut considérer comme le dernier représentant de l'école de Bagdad. Cette dernière fleurit en réalité de 750 à 1450 de notre ère, c'est-à-dire pendant sept cents ans.
Bagdad fut un des principaux centres de cet enseignement ; mais ce ne fut pas le seul. De l'Asie centrale à l'Atlantique, les observatoires étaient nombreux ; on en trouvait à Damas, Samarcande, le Caire, Fez, Tolède, Cordoue, etc.

Les principales écoles d'astronomie furent celles de Bagdad, du Caire et de l'Espagne.»[1] 

 

Enfin je vais pas trop parler des sciences dans cet article puisqu'il est consacré à présenter ce que  faisait nos ancêtres arabes dans notre pays, dans notreMaghreb et en Espagne,je vais parler,d'une façon approfondie, des sciences de la civilisation arabo-musulmane dans un autre article qui sera prochainement disponible sur ce blog.

A lire aussi :Civilisation de l'Islam,ses gloires et son apport

 


Références bibliographiques 

 

  • [1]Gustave Le Bon (1884) La civilisation des Arabes Ouvrage illustré de 10 photolithographies, 4 cartes et 366 gravures dont 70 grandes planches, d'après les photographies de l'auteur ou d'après les documents les plus authentiques. Le Sycomore 102 Bd. Beaumarchais 75011 Paris
  • [2]La Conquête arabe.

 

  • [3] Les promoteurs de l'esprit scientifique dans la civilisation islamique Extraits biographiques de la vie de savants musulmans à différentes époques de l'Histoire par Halima EL GHRARI Traduit de l’arabe par Haydar EL YAFI,Publications de l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture – ISESCO – 1424 H/200 3

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article